Empilement (merit order) et prix marginal
En une phrase
On appelle les moyens de production du moins cher au plus cher jusqu'à couvrir la
demande ; le prix de marché est le coût de la dernière unité appelée. C'est pour cela
qu'un réseau majoritairement nucléaire et renouvelable peut payer l'électricité **au prix
du gaz** pendant les heures où une centrale gaz est marginale.
Ce qu'on calcule
À partir d'une demande (MW) et d'une pile d'offre {techno, coût marginal €/MWh, capacité MW} :
MW × (prix − coût) :ce que le nucléaire et les renouvelables encaissent au-dessus de leur coût parce que
le prix est fixé par l'unité marginale. C'est la grandeur au centre du débat sur le
« découplage » et la réforme du marché ;
pile ne fixe pas de prix fini.
Pourquoi c'est contre-intuitif (et important)
Beaucoup d'articles concluent « le marché de gros est cher → l'énergie française est
chère ». La tarification marginale explique le mécanisme réel : le prix suit la techno
marginale, pas le coût moyen du parc. Décrire cela honnêtement évite l'erreur classique
de confondre coût marginal et coût moyen — et éclaire pourquoi le tarif réglementé, fixé
par la CRE, ne « suit » pas mécaniquement le prix de gros sur une période.
Honnêteté / limites
Modèle stylisé : une seule zone, une seule période, pas de rampes, de must-run, de
contraintes de réseau, d'interconnexion ni de stockage. Il explique le mécanisme, ce
n'est pas un simulateur de marché. Les coûts et capacités sont des entrées : quand la
rédaction suppose une pile « type », le résultat se présente comme une estimation.
Déterminisme
Tri stable + un seul passage. Aucun aléa, aucune date système, aucune I/O : mêmes entrées
→ même sortie, rejouable depuis (method_id, version, input_hash).